Synopsis :
J’ai levé les yeux : à trois mètres au-dessus de moi, Andrea me fixait, m’encourageant à le rejoindre. Nos regards se sont noués. Il avait des yeux incroyables, à l’iris violet, frangés de longs cils très noirs, que l’on aurait dits maquillés, une bouche en arc, sensuelle. Il a esquissé un sourire… Ma dernière vision avant de perdre l’équilibre. »
Toute sa vie, Faustine Sullivan, seize ans, s’est contentée d’une place à l’ombre de son frère jumeau. Mais c’est à la mort de ses parents, dans un pensionnat perdu dans la montagne, qu’elle trouve l’envie d’exister.
Quelle est cette force irrésistible qui l’attire vers le mystérieux Andrea ? Et comment imaginer qu’en cédant à ses sentiments, Faustine risque de se brûler les ailes ?
Coûte : 16 €
396 pages
En grand format
Black moon
Sorti en 2014.
Ma critique : qu'est-ce qu'il me tentait ce livre ! Je ne dirai rien sur la couverture, je ne sais même pas ce que j'en pense moi-même ! Ce n'est donc pas ça qui m'a donné envie de lire ce livre, mais plutôt le nombre d'avis coup de cœur et ultra-positifs que j'ai lu, mais aussi le fait que ce roman soit le gagnant du concours black moon. ça a éveillé ma curiosité et quand j'ai eu l'occasion de le lire, je n'ai pas hésité plus longtemps pour me lancer. Je ne regrette pas du tout ce choix car j'ai fait une très belle découverte.
Néanmoins, je préfère l'annoncer tout de suite : j'ai adoré les 3/4 du livre et si la dernière partie et la fin n'était pas là, ce livre aurait été un coup de cœur. MAIS elles existent et mon avis s'est légèrement refroidi. Légèrement tout de même car j'en garde un très bon souvenir. Vous voyez dans quel dilemme me plonge cette lecture ! Comme a dit Maya du blog Dust of Pastel, une lecture en demie-teinte.
Néanmoins, je préfère l'annoncer tout de suite : j'ai adoré les 3/4 du livre et si la dernière partie et la fin n'était pas là, ce livre aurait été un coup de cœur. MAIS elles existent et mon avis s'est légèrement refroidi. Légèrement tout de même car j'en garde un très bon souvenir. Vous voyez dans quel dilemme me plonge cette lecture ! Comme a dit Maya du blog Dust of Pastel, une lecture en demie-teinte.
On découvre Faustine dans son nouveau lycée privé so chic. J'aime beaucoup les romans, j'avoue, où l'héroïne est au lycée, car pour le moment ça a toujours su me distraire. Et ce fut le cas là aussi ! Les pages tournent très vite, j'ai tout le temps envie d'en savoir plus et je n'ai pas un instant lâché ma lecture. Tout cela pour dire à quel point j'ai aimé découvrir les aventures de Faustine, jeune fille qui prend peu à peu confiance à elle et en ses actions. C'est une lutte en quelque sorte contre son jumeau qui attire toujours la lumière sur lui. Du coup par moments, elle lui dit des trucs bien vaches et j'aurais bien aimé qu'ils s'expliquent vraiment.
A travers ce roman, l'auteur réussit à nous transmettre le goût pour l'escalade. En ayant fait moi-même et ayant le vertige, je n'ai pas ressenti de sentiments particuliers quand l'héroïne pratique cette discipline, mais je suis sûre que ce n'est pas le cas de tout le monde car on sentait une autre forme de récit à ces moments-là, et c'était agréable.
Les événements funestes du 11 septembre 2001 sont également évoqués. Ce genre de choses me passionnent et j'aime toujours lire des livres à ce sujet. Bien sûr, ce n'est pas le sujet principal du roman, mais c'est tout de même la cause de l'arrivée des jumeaux dans ce lycée-là. L'auteur explique ce qui est arrivé au père des enfants, mort dans l'attentat, et je trouve ça assez hard et très triste. Emmanuelle de Jésus a su me toucher avec cette histoire.
Parlons maintenant du surnaturel ! Si j'avais un doute au début de l'histoire, de savoir si il y en avait ou pas, il a rapidement disparu. Beaucoup de mystère s'installe : des éléments qu'on n'arrive pas à relier, des comportements incompréhensibles. La lumière ne fait réellement jour que vers la moitié du roman, et encore. Je les avais donc attendues, ces révélations ! On peut dire qu'elles ont su me surprendre, l'auteur a choisi un thème original, pourquoi pas !
Ah, la fin. Et tous les défauts que j'ai pu trouver l'histoire. En fait il y en a deux principalement.
Le premier est le comportement de l'héroïne. Certes, elle sort de l'ombre, ne se laisse plus marcher sur les pieds. Mais j'ai trouvé qu'elle en devenait à certains moments infecte, certaines paroles n'auraient pas dû être prononcées. Je trouvais donc ce comportement incompréhensible par moments, tout comme les dialogues entre Andrea et elle. Ils sont censés s'aimer d'amour fou ! L'amour vache, peut-être ?
La deuxième chose qui m'a énormément déplu, donc, est la fin. Cette fin où Andrea et Faustine sont censés faire un choix ultra important dont leur vie dépend. Et qu'on ne nous dévoile pas. J'ai dû la relire plusieurs fois tellement j'étais dégoûtée.
A travers ce roman, l'auteur réussit à nous transmettre le goût pour l'escalade. En ayant fait moi-même et ayant le vertige, je n'ai pas ressenti de sentiments particuliers quand l'héroïne pratique cette discipline, mais je suis sûre que ce n'est pas le cas de tout le monde car on sentait une autre forme de récit à ces moments-là, et c'était agréable.
Les événements funestes du 11 septembre 2001 sont également évoqués. Ce genre de choses me passionnent et j'aime toujours lire des livres à ce sujet. Bien sûr, ce n'est pas le sujet principal du roman, mais c'est tout de même la cause de l'arrivée des jumeaux dans ce lycée-là. L'auteur explique ce qui est arrivé au père des enfants, mort dans l'attentat, et je trouve ça assez hard et très triste. Emmanuelle de Jésus a su me toucher avec cette histoire.
Parlons maintenant du surnaturel ! Si j'avais un doute au début de l'histoire, de savoir si il y en avait ou pas, il a rapidement disparu. Beaucoup de mystère s'installe : des éléments qu'on n'arrive pas à relier, des comportements incompréhensibles. La lumière ne fait réellement jour que vers la moitié du roman, et encore. Je les avais donc attendues, ces révélations ! On peut dire qu'elles ont su me surprendre, l'auteur a choisi un thème original, pourquoi pas !
Ah, la fin. Et tous les défauts que j'ai pu trouver l'histoire. En fait il y en a deux principalement.
Le premier est le comportement de l'héroïne. Certes, elle sort de l'ombre, ne se laisse plus marcher sur les pieds. Mais j'ai trouvé qu'elle en devenait à certains moments infecte, certaines paroles n'auraient pas dû être prononcées. Je trouvais donc ce comportement incompréhensible par moments, tout comme les dialogues entre Andrea et elle. Ils sont censés s'aimer d'amour fou ! L'amour vache, peut-être ?
La deuxième chose qui m'a énormément déplu, donc, est la fin. Cette fin où Andrea et Faustine sont censés faire un choix ultra important dont leur vie dépend. Et qu'on ne nous dévoile pas. J'ai dû la relire plusieurs fois tellement j'étais dégoûtée.
Nous avons ici une belle palette de personnages. Tous hauts en couleur, et très différents les uns des autres, je me suis attachée aux uns comme j'ai exécré les autres. Évidemment, je vais commencer par Faustine. En dehors de ses sautes d'humeur pas possibles à propos de son frère qui m'ont presque choqués, c'est un personnage dont je me suis sentie proche et que j'ai beaucoup aimé. J'aurai grand plaisir à le retrouver dans les tomes suivants.
Je ne sais trop que penser de Sacha : on ne le découvre qu'à travers les yeux de Faustine qui l'adore autant qu'elle le déteste pour ses écarts de conduite. Et je n'aime pas du tout, comme on peut s'en douter, Elzbieta. A moins que son personnage ne devienne plus profond par la suite ? Pour le moment en tout cas c'est une peste prétentieuse et craneuse.
J'ai beaucoup aimé faire la connaissance d'Anna : c'est une femme admirable et découvrir son histoire (la comparaison entre elle et sa sœur, la mère des jumeaux) m'a plu. Quant à Andrea, il paraît très sympa et généreux, mais un peu fade...
D'autres personnages secondaires auraient très bien pu être sur le devant de la scène tellement ils sont drôles ou... biens, tout simplement : la meilleure amie de Faustine, les gens de l'escalade, Gilles (oh la la, mais quel personnage !), la directrice, la bande de laissés pour compte du lycée...
L'écriture de l'auteur m'a beaucoup plu : délicate autant qu'ironique, elle m'a beaucoup fait rire et ressentir des émotions. ça m'a permis de me sentir plus proche de Faustine, car si l'histoire n'était pas racontée par elle, on aurait presque pu la prendre pour Elzbieta... Mais la plume d'Emmanuelle de Jésus peut parfois se révéler cynique et me surprendre voir mettre mal à l'aise. J'ai l'impression qu'à l'instar du personnage de Faustine, elle a évolué au fil du récit. Et pas forcément à bien. A voir, donc, si les tomes suivants auront cette même "noirceur" dans le style ou non.
En dehors de tous ces défauts que j'ai cité, j'ai adoré Salmacis. Vraiment. Mais des éléments m'ont gêné à la fin de ma lecture et ça a un certain poids. Mon but, là, n'est pas de vous dire de ne pas le lire, mais de vous prévenir que vous n'aimerez peut-être pas tout. Je vous le conseille tout de même car il se dévore !
Je ne sais trop que penser de Sacha : on ne le découvre qu'à travers les yeux de Faustine qui l'adore autant qu'elle le déteste pour ses écarts de conduite. Et je n'aime pas du tout, comme on peut s'en douter, Elzbieta. A moins que son personnage ne devienne plus profond par la suite ? Pour le moment en tout cas c'est une peste prétentieuse et craneuse.
J'ai beaucoup aimé faire la connaissance d'Anna : c'est une femme admirable et découvrir son histoire (la comparaison entre elle et sa sœur, la mère des jumeaux) m'a plu. Quant à Andrea, il paraît très sympa et généreux, mais un peu fade...
D'autres personnages secondaires auraient très bien pu être sur le devant de la scène tellement ils sont drôles ou... biens, tout simplement : la meilleure amie de Faustine, les gens de l'escalade, Gilles (oh la la, mais quel personnage !), la directrice, la bande de laissés pour compte du lycée...
L'écriture de l'auteur m'a beaucoup plu : délicate autant qu'ironique, elle m'a beaucoup fait rire et ressentir des émotions. ça m'a permis de me sentir plus proche de Faustine, car si l'histoire n'était pas racontée par elle, on aurait presque pu la prendre pour Elzbieta... Mais la plume d'Emmanuelle de Jésus peut parfois se révéler cynique et me surprendre voir mettre mal à l'aise. J'ai l'impression qu'à l'instar du personnage de Faustine, elle a évolué au fil du récit. Et pas forcément à bien. A voir, donc, si les tomes suivants auront cette même "noirceur" dans le style ou non.
En dehors de tous ces défauts que j'ai cité, j'ai adoré Salmacis. Vraiment. Mais des éléments m'ont gêné à la fin de ma lecture et ça a un certain poids. Mon but, là, n'est pas de vous dire de ne pas le lire, mais de vous prévenir que vous n'aimerez peut-être pas tout. Je vous le conseille tout de même car il se dévore !
~ Très bon livre... 9/10 ~