mardi 26 juin 2018

La joueuse de go

Shan Sa
Synopsis :
Depuis 1931, le dernier empereur de Chine règne sans pouvoir sur la Mandchourie occupée par l'armée japonaise. Alors que l'aristocratie tente d'oublier dans de vaines distractions la guerre et ses cruautés, une lycéenne de seize ans joue au go.
Place des Mille Vents, ses mains infaillibles manipulent les pions. Mélancolique mais fiévreuse, elle rêve d'un autre destin. « Le bonheur est un combat d'encerclement ». Sur le damier, elle bat tous ses prétendants.
Mais la joueuse ignore encore son adversaire de demain : un officier japonais dur comme le métal, à peine plus âgé qu'elle, dévoué à l'utopie impérialiste.
Ils s'affrontent, ils s'aiment, dans un geste, jusqu'au bout, tandis que la Chine vacille sous les coups de l'envahisseur qui tue, pille, torture.
Coûte : 7, 25 € ou 19, 80 €
326 ou 343 pages
En poche ou en grand format
Folio ou Grasset
Sorti en 2001.

Ma critique :  j'ai fini par lire ce livre qui, au début, ne m'attirait vraiment pas, mais que j'avais acheté pour un cours du lycée pour ne finalement pas le lire. Les années passant et la curiosité envers les contemporains grandissant, je me suis enfin mise à la joueuse de go. Et il était temps !

  La manière de raconter, c'est-à-dire l'alternance rapide de chapitres racontant deux points de vue différents, m'a surprise. Cette chinoise et ce japonais qu'a priori tout semble opposer, nous montre leur vie séparée et les événements qui vont progressivement les mener à leur rencontre. La composition du résumé m'a gênée puisqu'il sous-entend que leur rencontre occupe tout le livre, alors qu'en réalité on suit en majorité les deux protagonistes séparément. Ce n'est que lorsque la fin du roman arrive que leur relation se précipite. 

  En dehors de ça, le cadre historique donne beaucoup de charme à l'histoire, auquel on peut ajouter celui de la narration. J'ai adoré la plume de l'autrice au style tout en finesse et au vocabulaire riche et élégant. Les chapitres s’enchaînent, la tension monte lentement mais sûrement et, même si je ne comprenais pas les personnages (pas la même manière de penser, pas la même éducation, pas la même civilisation), j'étais ravie de les suivre. Le final était très touchant, tout en tragique. On pourrait le juger excessif, mais en réalité c'est ce qui fait toute la beauté de cette histoire. 

  Je suis heureuse d'avoir pu découvrir la manière d'écrire de Shan Sa, autrice à la double nationalité sino-française. Je ne compte pas m'arrêter à ce bon roman qu'est la joueuse de go, j'ai maintenant les portes célestes dans mon viseur !

Bon livre... 3/5 ~

1 commentaire:

  1. Je ne connaissais pas mais il a l’air sympathique, particulièrement pour le caractère historique :)

    Camille :)

    RépondreSupprimer

Merci pour votre commentaire ♥

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...