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samedi 6 octobre 2012

David Henocq

1) Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire le joueur de cartes ?
auteur-219x300-copie-3.pngC'est toujours délicat de répondre à ce type de question car l'envie d'écrire née souvent de différents facteurs. Concernant "le joueur de cartes", je pense que l'idée m'est venue lors d'un  précédent roman, "le musicien de Prague" (qui paraîtra en septembre). Dans un chapitre se déroulant à Oxford, l'un des personnages devait résoudre une énigme en utilisant un ouvrage de Lewis Carroll dédié aux jeux mathématiques. Il n'en fallait pas plus comme point de départ. J'ai toujours aimé l'univers d'Alice, son côté absurde, la truculence des jeux de mots, l'univers irrévérencieux dû à l'absence apparente de toute logique. J'aime également la magie des tours de cartes. Bref, en malaxant bien tous ces ingrédients dans un shaker du docteur Who, on arrive à ce genre de résultat. Pour être un peu plus sérieux, je crois que c'est l'absence de ce genre de littérature dans les textes actuels qui m'a réellement donné envie de m'attaquer à ce type d'histoire. J'aime bien mettre les pieds hors des sentiers battus par la littérature jeunesse d'aujourd'hui, et ce joueur de cartes était un véritable défi à relever. Je voulais écrire un texte où l'on puisse retrouver l'univers Victorien, un texte teinté des accents de la littérature du XIXème siècle, mais surtout, donner un sens et un but véritables à cette histoire, contrairement à Alice où tout n'est que rêve.
 
2) Ecrivez-vous depuis longtemps ?
Ma première expérience débuta par l'écriture d'une nouvelle de science-fiction à l'âge de  11 ans et se conclut presque immédiatement à la même époque. Il m'a fallut beaucoup de temps pour retrouver, non pas l'envie, mais la confiance en soi. J'ai fait parti pendant 25 ans d'une troupe de théâtre et le goût de l'écriture est revenu progressivement. D'abord, en réalisant une adaption d'une nouvelle d'Oscar Wilde et de plusieurs textes du Roman de Renart en pièce pour enfant. Mais le déclic fut l'écriture d'une pièce de théâtre pour la jeunesse à partir de l'univers de Sherlock Holmes. Puis JK Rowling est venue ajouter quelques ingrédients magiques dans mon imaginaire  pour me lancer dans le premier tome d'un roman de fantasy de grande ampleur : "Rune" (qui est toujours à la recherche d'un éditeur). A ce jour, "le joueur de cartes" est mon troisième roman.
 
marsh-mallo-254x300.jpg3) Pourquoi avoir choisi d'insérer Arthur Conan Doyle dans votre roman ?
Difficile de dire si c'est Conan Doyle ou l’Écosse qui fut l'inspiration première. En tout cas, l'un n'allait pas sans l'autre. Je dois dire que Conan Doyle est un personnage qui s'est imposé presque de lui-même. Le but du joueur de cartes était de retrouver un univers loufoque et absurde comme celui d'Alice et il me fallait un contrepoint dans ce roman. Le personnage de Sophie McLaughlin est une adepte inconditionnelle de Sharlock Holmes. Pour elle, quoi de plus logique que de partir d'un détail pour déterminer tout, à l'instar du détective. Mais voilà, lorsqu'on se retrouve dans un monde imaginaire, ça ne fonctionne pas toujours et il faut parfois recourir à d'autres stratagèmes. Cette façon de mettre en opposition de phase la logique de Sherlock Holmes va contraindre Sophie à des contacts plus authentiques avec les autres personnages au lien d'imposer sa condition sociale dans un rapport bourgeois et violent comme fin de non recevoir. Et de plus, il me fallait un médecin, donc... Pourquoi ne pas allier le côté pratique des choses ?
 
4) Vous y connaissez-vous vous aussi en logique et résolution d'énigmes ?
J'aime les chasses au trésors et les énigmes tordues qui vont de paire avec ce genre d'épreuve. J'aime les casse-têtes, les codes secrets, bref, cet univers que l'on retrouve dans des films comme le premier Indiana Jones ou Benjamin Gates. Mais surtout, j'aime parsemer dans mes romans des énigmes de différentes natures concoctées par moi-même.
 
5) Est-ce que le personnage de Sophie Mc Laughlin est inspiré de quelqu'un ?
Plutôt par deux personnages. Je voulais m'inspirer du personnage de la Comtesse de Ségur pour son côté obstiné, désobéissant, espiègle et parce que Sophie veut dire "Sagesse", donc qu'elle soit l'inverse que ce que signifie ce prénom. L'autre personnage c'est un peu moi, solitaire, voulant aller jusqu'au bout des choses, n'en faire qu'à sa tête avant d'écouter ce que les autres ont à dire.
 
6) Je viens de découvrir qu'il y a une suite qui est sortie. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Petite précision : une suite qui sortira car elle n'est pas encore écrite. Pendant longtemps, je voulais que ce roman soit unique, qu'il trouve sa conclusion, même si j'avoue avoir semer des éléments propres à un retour en Nowhereland. Je crois que ce sont les lecteurs qui ont fait aboutir l'idée d'une deuxième partie. Le personnage de Conan Doyle sera plus présent. On découvrira d'autres facettes de cet homme, notamment, son goût très prononcé pour le spiritisme. Après tout, quoi de mieux qu'une petite accroche pour mettre en appétit...
 
"Londres, mai 1905.Suite au départ de son père pour une campagne de fouilles en Egypte, Sophie McLaughlin est hébergée dans la capitale chez une amie de Conan Doyle, Marie Wollstonecraft, journaliste et parente éloignée de Mary Shelley. Après les événements survenus lors d'une exposition au Royal Albert Hall, Sophie va renouer avec son vieux démon grâce à l'aide d'un jeune journaliste français qui ne fera pas dans la dentelle. Finalement, Sophie ouvrira à nouveau la porte qui conduit à Nowhereland grâce à l'invention magique des frères Lumière... Spiritisme, enquête policière, plan machiavélique, galerie de personnages haut en couleur et toujours aussi loufoques... sans compter quatre Dames pour lui venir en aide."
Après tout, Sophie n'avait-elle pas fait la promesse de revenir...
 
7) Quels sont vos projets, maintenant ?
La deuxième partie du joueur de cartes, bien sûr qui devra porter le titre de "Quatre dames pour un Roi" (à vous de deviner qu'elles seront ces quatre dames... Mince, ça ressemble à une énigme, n'est-ce pas ?). Actuellement, je suis dans l'écriture de deux romans de SF pour la jeunesse. Un premier qui s'oriente plus vers un thriller, mêlant Terraforming et colonisation de l'espace. Un autre qui sera un mélange de roman noir d'espionnage sur fond d'enquête spatiale pendant les années 60, sans oublier quelques sympathiques aliens pour épicer le tout. Mais le projet qui me tient le plus à cœur reste "Rune".

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mardi 2 octobre 2012

Véronique Massenot

Sur vous


1) Depuis quand écrivez-vous ?
 
J'écris « sérieusement » - c'est-à-dire dans le but de construire des histoires qui puissent être publiées – depuis 1996. Lettres à une disparue est mon premier livre, mais pas mon premier manuscrit ! Cela dit, j'ai eu beaucoup de chance et les choses sont allées très vite pour moi : j'en ai terminé l'écriture en avril 1996 et il a été accepté chez Hachette début juillet ! C'était extraordinaire.
Mais j'ai toujours aimé écrire. Quand j'avais  14 ou 15 ans, j'entretenais de nombreuses correspondances avec des amis vivant loin de moi, à l'étranger parfois – en Turquie, en Nouvelle-Zélande... Et puis, je dessinais aussi et de manière narrative : avec ma meilleure amie, nous en avons passé des dimanches à créer des bandes dessinées !

2) Combien de temps mettez-vous pour écrire un livre ?


Malheureusement, il n'y a pas de règle. Cela dépend du sujet, de la nature du projet... Lettres à une disparue est né en deux mois ; Soliman le Pacifique (mon deuxième roman) a mis 3 ans à voir le jour ! Parce qu'il a changé deux fois de forme, ne devenant un journal qu'à la seconde réécriture. De plus, le sujet touchant autant à l'histoire qu'à l'actualité, j'ai dû fournir un gros travail de documentation. Ce fut un long chemin, absolument passionnant. J'ai plus appris de ce roman-là que du premier – j'ai même tendance à considérer que c'est Soliman qui a vraiment fait de moi une écrivain(e)  !
 
3) Et maintenant, quels sont vos projets ?

Oh là là ! J'en ai beaucoup – trop, peut-être ! Des projets de livre-reportage, de petit roman par lettres (en duo avec une amie), d'album illustré (sur le texte d'un ami) – j'aime les projets « partagés ». Mais tout au fond de ma cervelle, bouillonnent encore deux ou trois idées de romans qui ne demandent qu'à en sortir pour courir sur le papier... Ah, si les journées faisaient 72h !
 
4) Quelles sont vos autres passions ?

J'aime créer – d'ailleurs, ce n'est pas juste que j'aime ça... c'est que je ne peux pas m'en passer ! J'aime voyager, découvrir d'autres cultures, échanger avec elles... J'aime l'art et les gens. Tout cela nourrit mon travail, mais dessine aussi ma vie personnelle.
 
 5) Avez-vous une préférence parmi vos romans ?

Non, surtout pas ! De toutes façons, il n'y en a pas beaucoup... ;-)
Le premier a une place à part : c'est grâce à lui que je suis « entrée en littérature ». Le deuxième... j'en ai parlé plus haut. Il a été très important pour moi.
Quant au troisième, qui s'adresse à des lecteurs bien plus jeunes, j'ai adoré l'écrire -encore une belle aventure !
 
 
 
Sur lettres à une disparue
 
6) A-t-il été dur de se mettre dans la peau des personnages ?

Non, pas du tout. Je crois même que cela s'est fait presque inconsciemment de ma part... Il faut comprendre que le reportage à l'origine de ce projet m'a tellement remuée, qu'en l'écoutant – déjà - je m'identifiais aux personnes qui avaient vécu tout cela. J'étais en totale empathie avec elles... et c'est cela, le poids de ces histoires terribles, qui m'a poussée jusqu'à l'écriture. C'était une délivrance, en réalité, de parler pour elles à travers mes personnages.
Pour être plus plus complète dans ma réponse, je dois vous dire que je venais tout juste de mettre ma première fille au monde – le livre lui ai dédié, d'ailleurs – et je crois qu'on peut y lire un « sous-texte » caché... Quelque chose comme : « Tu vois, je t'ai donnée la vie dans un monde où il se passe de belles choses, mais aussi de véritables horreurs et cela me fait mal, me pose question, m'angoisse... » Derrière Melina qui s'adresse à sa fille, j'écrivais aussi à la mienne.
 
7) Pourquoi ne pas avoir approfondi la relation entre Pablo et Nina ?

Je sais que cela frustre les lecteurs... ;-)
Je n'ai pas réfléchi en ces termes, très tehniques, très professionnels, lorsque j'ai écrit ce roman. J'ai foncé sans penser vraiment à ce que les lecteurs allaient ressentir en me lisant. Cela paraît sans doute un peu « léger » de ma part... (Peut-être ne devrais-je pas avouer ce genre de choses ?) Et pourtant, c'est la vérité. J'ai écrit ce texte, centrée sur la douleur de ces mères. Je voulais faire entendre leur voix et me libérer du « poids » dont je parlais plus haut. Je voulais faire quelque chose de beau, à partir de ces horreurs. Pour les vaincre, en quelque sorte. C'était très symbolique !
N'oubliez pas que c'était mon premier livre : je n'avais jamais rien publié avant et ne me doutais pas que tant de personnes le liraient un jour !
 
8) Une nouvelle histoire faite de lettres de Nina à Paloma et Melina, ça ne vous tente pas ?

Sans doute vais-je vous décevoir... mais non. Ça ne me tente pas. Pour moi, le livre tel qu'il est forme un tout, entier, plein, fini. La dernière lettre ferme la boucle, n'est-ce pas ?
  Et puis, ce que je réponds en général, c'est qu'une part de la suite des Lettres... se trouve dans Soliman. Car cet enfant se retrouve, ailleurs et à une autre époque, porteur des mêmes interrogations que Nina : « Faut-il faire justice soi-même ? » par exemple.
Cela dit, j'ai tout récemment commencé d'écrire une histoire qui a un lien assez fort avec l'histoire de Nina... Mais, je ne peux pas en dire plus, car j'ignore si le projet aboutira. (C'est un scoop, quoi ! ^^)
 
Voilà... Vous savez tout, Ninon. Merci pour vos questions et l'intérêt que vous portez à mon travail. Cela me touche beaucoup !

Merci beaucoup à Véronique Massenot pour ces réponses !

lundi 1 octobre 2012

Isabelle Meyer

1) Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire et depuis quand ?
J'ai toujours aimé écrire, déjà à l'adolescence j'écrivais des poèmes et des nouvelles ; mais quand j'ai eu ma fille, j'ai commencé à écrire des histoires pour les enfants, puis pour les ados quand elle a eu l'âge !
 
2) Combien de temps mettez-vous pour écrire un roman ?
Il faut environ un an pour bien préparer l'intrigue avec touts ses rebondissements et rédiger l'histoire.
 
3) Qu'est-ce qui vous a inspiré la série Ileana ?
C'est ma fille qui m'a demandé une histoire  dont l'héroïne serait une fille avec des pouvoirs ; j'ai pensé que la fée serait le personnage idéal pour ça ! Alors j'ai décidé de la plonger dans les difficultés, de voir comment elle réagirait chez nous.
 
4) Benoît est, d'après moi, le personnage le plus vivant du roman. Quelqu'un vous a-t-il inspiré ?
En fait, Benoît est une partie de moi (j'ai un côté raisonnable et bon élève comme claire, et aussi un côté turbulent, poseur de questions et explorateur comme Benoît).
 
5) Une préférence parmi les personnages ?
Les jumeaux, Stan, Aslan et aussi Imraëgg.
 
6) Et pour les tomes ?
Non, je les aime tous, ils ont chacun leur ambieance et leur décor particulier... J'ai bien aimé imaginger la vie au foyer, puis ça m'a amusée d'inventer Edelynn ; ensuite j'ai adoré les mettre sur les chemins de Compostelle et fabriquer cette énigme ; puis imaginer un pays de la mort cohérent a été une expérience intéressante.
 
7) Et maintenant, des projets ?
Oui, tout d'abord écrire le premeir tome de ma nouvelle série historique "Gaël&Dana", dans lequel deux jeunes de notre époque vont devoir passer quelques semaines à l'époque gallo-romaine ; puis sans doute le tome 6 d'Ileana et sans doute également un autre petit roman pour les 7-8 ans, après mon petit roman "Morderir ne veut pas se marier".
 
Alors, qu'en pensez-vous ? Donnez votre avis et rendez-vous sur le site de l'auteur !

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